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Sous-titre :
SUIVI DE - SOMBRES LUMIERES -
ISBN :
9782360402182
Editeur :
Auteur :
Collection :
Info :
192 pages - Broché - - Prix: 15,90 €
Votre prix: 15,11 € Vous économisez: 0,80 € ( 5 % )
Thèmes :
Statut :
Neuf
4e de couverture :
La tentation

Edgar Poe note que, « dans la parfaite infatuation de notre raison », psychologues et moralistes ont omis de parler d'une tendance primitive, impulsive, radicale, irréductible, qu'il appelle « le démon de la perversité » et qui fait que « nous agissons par la raison que nous ne le d… [lire +]
La tentation

Edgar Poe note que, « dans la parfaite infatuation de notre raison », psychologues et moralistes ont omis de parler d'une tendance primitive, impulsive, radicale, irréductible, qu'il appelle « le démon de la perversité » et qui fait que « nous agissons par la raison que nous ne le devons pas » ; il arrive, en effet, que « la certitude du péché ou de l'erreur inclus dans un acte quelconque est souvent l'unique force invincible qui nous pousse, et seule nous pousse à son accomplissement ». Poe décrit ainsi l'attitude de celui qui a une tâche à accomplir sans tarder car toute la suite de sa vie en dépend, qui a pleinement conscience de l'urgence et de l'importance de ce qu'il doit faire, mais qui pourtant en retarde l'accomplissement en connaissant pertinemment l'ampleur de la catastrophe qui va s'ensuivre, qui sent grandir en lui l'anxiété où le plonge cette situation jusqu'au moment où l'horloge sonne et où l'irrémédiable est accompli. Poe compare ce cauchemar, qui a pour auteur lucide celui qui se l'impose, à l'attitude d'un homme qui, au bord d'un précipice, tremble devant l'abîme, s'imagine les terribles souffrances et la mort affreuse de celui qui y tomberait et qui, pour cela, les désire ardemment, brûle de les connaître, cède au vertige et finit par se laisser happer par le vide. À plusieurs reprises, Poe a illustré une telle expérience de la fuite en avant, notamment dans Une descente dans le Maelström où celui qui est pris par le tourbillon mortel est impatient de connaître ce que lui réserve ce gouffre et regrette seulement l'impossibilité où il sera de faire part à quelqu'un de ce qu'il aura vécu jusqu'à la mort inclusivement.
Si Poe décrivit ce démon de la perversité, Kierkegaard analysa profondément ce vertige à propos de l'angoisse.

« On peut comparer l'angoisse au vertige. On a le vertige quand on plonge le regard dans un abîme. Mais la raison du phénomène n'en est pas moins l'œil que l'abîme ; car il suffît de ne pas regarder. L'angoisse est ainsi le vertige de la liberté survenant quand l'esprit veut poser la synthèse et que la liberté, scrutant les profondeurs de sa propre possibilité, saisit le fini pour s'y appuyer. La liberté succombe dans ce vertige. La psychologie ne peut et ne saurait aller plus loin. Au même instant tout est changé, et la liberté se relevant se voit coupable. Entre ces deux instants se place le saut que nulle science n'a expliqué ou ne peut expliquer. Quand on devient coupable dans l'angoisse, on le devient avec toute l'ambiguïté possible. L'angoisse est une défaillance féminine où la liberté tombe en syncope ; au point de vue psychologique, la chute arrive toujours dans cette faiblesse. »

Poe et Kierkegaard insistent sur le caractère inexplicable de cette séduction irrésistible exercée sur nous par la chute vertigineuse et où la liberté tombe en syncope ; toutefois une autre analyse de Kierkegaard devrait permettre d'éclairer la question. Il convient de ne pas oublier tout d'abord que, comme il ne peut y avoir de mensonge sans conscience du mensonge, puisque ne pas dire la vérité parce qu'on l'ignore ne constitue pas un mensonge mais une erreur, de même il n'y a pas de tentation sans conscience de celle-ci. C'est pourquoi la tentation ne se réduit pas à l'hésitation ; hésiter sur le chemin à prendre à un carrefour implique que l'on ne sache pas quel est le « bon » chemin ; être tenté implique, au contraire, que l'on se sente attiré par ce que l'on sait être le « mauvais » chemin, c'est-à-dire celui dont on ignore où vraiment il conduit. Vertige de la liberté, comme le dit Kierkegaard, la tentation est également un vertige de la connaissance.

MAL - SUIVI DE - SOMBRES LUMIERES - - par Jean BRUN - Editeur ARTEGE



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