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'De l'exil à l'espérance"

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VOLEUR DE PARADIS (LE)Présentation de l'ouvrage de Catherine Klapisch-Zuber, paru aux Editions Alma, par Franck Belloir

Bernardin de Sienne, pour la première fois, attribue au brigand repentant, le titre de voleur de Paradis. Celui, comme affirme l’auteur, qui boycotte le Purgatoire et qui, du coup, défie l’équilibre de l’édifice théologique savamment élaboré par le catholicisme du Moyen-âge à nos jours ! Le livre de Madame Klapisch-Zuber, disons le tout de suite, est une histoire totale dans la droite lignée des fondateurs de l’École des Annales. On retrouve ici les motifs économiques et  sociaux explorer avec minutie mais on se réjouira aussi d’y trouver l’étude des mentalités chère à Lucien Febvre avec des approches de psychologie historique sans que soit négliger l’anthropologie précieuse aux yeux de Marc Bloch. Et puis, on appréciera l’étude de la spiritualité passée au crible de la théologie, de la géographie chère à Braudel.

L’exploration structurée en quatre grande partie commence avec le va et vient de L’orient à l’occident  où l’auteur nous montre comme l’orient a transmis un vaste corpus théologique et « un bagage iconographique ». Ni le Christ, ni le bon larron, appelé aussi Dismas, n’apparaissent souffrant dans les représentations mais très vite les artistes distinguent le bon du mauvais larron. De son côté l’occident, marqué par l’évolution de la spiritualité et de la sensibilité, offre une image neuve. L’évolution de la justice à la fin du Moyen âge va transformer les représentations nous dit l’auteur dans sa seconde partie, le grand spectacle des larrons . On y découvre un Bon Larron mis au service des entreprises charitables auprès des condamnés envoyés à la mort car celui-ci offre la dernière chance du repentir et de se convertir. Ai cœur de la dévotion moderne qui cherche l’imitation de Jésus-Christ, le Bon larron fournit aussi l’exemple d’une mort comme il faut : dans la repentance et la foi ! Finalement, peu à peu, le brigand repentant est montré par le peintre dans son humanité souffrante. La troisième partie nous offre le spectacle donc de deux larrons qui après 1300 s’abreuvent de dolorisme et l’auteur de nous entraîne dans une exploration remarquablement fine des œuvres du Moyen âge pour nous en décrypter toute la dimension symbolique. Finalement la quatrième partie nous guide sur le chemin de l’autonomie du bon brigand dont la représentation confrontée à la Réforme l’élève au rang de médiateur. De l’image du repentant dépendant, le catholicisme réformateur fait du brigand un nouveau saint pour mieux lutter contre la réforme.

Au terme de ce parcours, on ne peut qu’être étonné de la maitrise parfaite de tous les éléments d’une histoire au croisement de la religion, du social, de la foi, de l’économie, de la piété, de l’art, de l’imaginaire, de la représentation. Une somme que l’auteur contrôle et organise pour nous afin de mieux comprendre une iconographie médiévale qui, bien souvent, nous échappe. Mais ce livre permet aussi de saisir le retournement d’une figure qui alors que le peuple se l’était approprié pour lutter contre une théologie éloignée du message simple de l’Évangile, les autorités ecclésiales l’ont capturée et digérée pour la réinsérer dans un édifice théologique toujours plus subtile et complexe à l’image de l’art baroque et contre-réformateur !

FB


07/04/2017

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Interview de Frédéric Encel sur l'ouvrage que celui-ci à écrit avec Yves Lacoste, Géopolitique de la nation France.

 

Frédéric Encel est maître de conférence HDR à Science Po Paris


03/04/2017

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Franck Belloir interview Patrick Cabanel sur son ouvrage, Ferdinand Buisson, Père de l'école laïque

Patrick Cabanel est directeur d'études à l’École Pratique des Hautes Études

 

03/04/2017

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AGRIPPA D’AUBIGNÉ, FILS DE RONSARD, DES DISCOURS AUX TRAGIQUES
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de Frank Lestringant

Bien plus que disciple, d’Aubigné s’est voulu fils de Ronsard. On connaît, dans l’œuvre d’Agrippa d’Aubigné, l’importance des images de parenté. L’imaginaire familial prend chez lui des couleurs volontiers cruelles: mère cannibale dévorant sa progéniture ou bien, à l’inverse, fils jumeaux déchirant la poitrine maternelle et y tétant, au lieu du lait nourricier, le venin d’un sang infecté. Quant au rapport au père, il n’est guère empreint de tendresse. C’est l’Éternel impérieux des Tragiques, dont «le doigt juge et punit après» (III, 176), et qui venge plus souvent qu’il ne pardonne. (lire la suite)


17/03/2017

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Le Grand réveil américain et la figure ambiguë de Jonathan Edwards

Vendredi 28 Avril 2017 à 20h30 Dans l'Eglise du Tabernacle, 163 rue Belliard, Paris XVIII

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Roy Carpenter, Maître de conférences de cultures et civilisations des pays anglophones

"Les vraies affections spirituelles et miséricordieuses, écrits Jonathan Edwards en 1746, mènent de l'éveil de l'entendement à une manière de comprendre les choses enseignées sur Dieu et le Christ. Il y a une nouvelle compréhension de la nature excellente de Dieu et de ses perfections merveilleuses, une nouvelle appréhension des beautés et complétudes spirituelles du Christ". De tous ceux qui avaient promu les réveils religieux au XVIIIe seul Edwards avait proposé d'expliquer la conversion en termes esthétiques: elle consiste, selon lui, en l'acquisition d'une sensibilité à la beauté divine, la capacité de voir dans un phénomène sociologique l'intention artistique du créateur qui reste invisible aux yeux des non convertis. Ainsi, il réussit à soutenir un mouvement foncièrement populaire tout en l'accommodant avec les exigences de la philosophie moderne. 

En partenariat avec la Société de l'Histoire du Protestantisme Français. 


28/02/2017

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Le journal d'Eugénie Bost, un autre regard sur les asiles de La Force

Le Vendredi 17 mars 2017 à 18h30 Dans la Librairie Jean Calvin à Alès

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Avec nous, Gabrielle Cadier-Rey, maître de conférences honoraire à l'Université Paris-IV-Sorbonne.

John Bost est bien connu dans le monde protestant. Son oeuvre, commencée en 1848, non seulement se poursuit aujourd'hui mais elle s'enrichit de nouveaux pavillons, elle accueille de nouveaux handicaps, elle s'ouvre à de nouvelles thérapies. Plusieurs livres ont été écrits sur lui. Mais connaît-on sa femme, Eugènie? Elle n'est en général qu'à peine citée. On peut se demander quelles aurait été les réalisations de John Bost sans l'aide multiforme qu'elle lui a apportée. Or Eugénie a laissé un Journal qu'elle a tenu au jour le jour pendant les quinze années qui furent les plus fécondes de l'oeuvre de John Bost. Ce Journal permet de voire vivre les Asiles au quotidien. Il montre aussi la vie d'une famille protestante de province, avec son réseau de relations locales, nationales et même européennes car John Bost faisait appel à la générosité de tous pour faire vivre les Asiles. 


28/02/2017 | tags : Cadier, Bost, La Force, Asiles

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