banniere verticale

Thèmes

Le Livre

20965

"Déstockage massif et opération cadeaux jusqu'au 31 mars!"

Actualités  rss

Pour recevoir notre lettre de nouvelles (env. 2x mois), inscrivez-vous :

Le journal d'Eugénie Bost, un autre regard sur les asiles de La Force

Le Vendredi 17 mars 2017 à 18h30 Dans la Librairie Jean Calvin à Alès

images

Avec nous, Gabrielle Cadier-Rey, maître de conférences honoraire à l'Université Paris-IV-Sorbonne.

John Bost est bien connu dans le monde protestant. Son oeuvre, commencée en 1848, non seulement se poursuit aujourd'hui mais elle s'enrichit de nouveaux pavillons, elle accueille de nouveaux handicaps, elle s'ouvre à de nouvelles thérapies. Plusieurs livres ont été écrits sur lui. Mais connaît-on sa femme, Eugènie? Elle n'est en général qu'à peine citée. On peut se demander quelles aurait été les réalisations de John Bost sans l'aide multiforme qu'elle lui a apportée. Or Eugénie a laissé un Journal qu'elle a tenu au jour le jour pendant les quinze années qui furent les plus fécondes de l'oeuvre de John Bost. Ce Journal permet de voire vivre les Asiles au quotidien. Il montre aussi la vie d'une famille protestante de province, avec son réseau de relations locales, nationales et même européennes car John Bost faisait appel à la générosité de tous pour faire vivre les Asiles. 


28/02/2017 | tags : Cadier, Bost, La Force, Asiles

Commentaires (0) |
|
|

Franck Belloir interview Céline Borello sur ses lectures, ses coups de coeurs..

Céline Borello est professeur d'Histoire moderne à l'Université du Maine-Le Mans.


21/02/2017

Commentaires (0) |
|
|

Frédéric Encel et Yves Lacoste, Géopolitique de la nation France , Puf, 2016, 286p.

GEOPOLITIQUE DE LA NATION FRANCE

« Il faut cultiver son jardin » pourrait être l’autre titre de cet ouvrage. Preuve encore que celui qui rend compte ne peut pas s’empêcher de penser autrement le livre qu’il vient de lire et dont il doit « parler ».

Et pourtant …Rien de plus vrai pour ce petit livre de Frédéric Encel et Yves Lacoste qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour « réenchanter » la nation. Un terme qui, rappellent-ils avec force, est profondément inclusif et fraternel car il ne peut et ne doit se confondre avec nationalisme. Les définitions du terme posées au début de l’ouvrage donnent le ton avant que dans un premier chapitre Yves Lacoste signifie que la mondialisation c’est aussi des rapports de forces géopolitiques dont une des implications majeures est la gestion des migrations postcoloniales qui s’imposent à la France comme ancienne puissance coloniale. Ils rappellent que les migrants n’ont pas été livrés à leur sort mais accueillis dans des grands ensembles modernes que la loi du regroupement familial de VGE allait développer en grand ensemble de banlieue.

Quand Frédéric Encel prend la plume c’est pour décrire alors un pays, une terre, une langue, une géographie, une bigarrure qu’il a aimé et qu’il continue d’aimer alors que les groupes islamistes radicaux la menacent car ils la détestent dans son essence même. Et de soutenir que le danger le plus pernicieux vient de tous ceux qui par complaisance relativisent le danger. Ces « idiots-utiles », selon l’expression de Lénine, sont ceux que nos ennemis instrumentalisent pour parvenir à leurs fins ! Cet islamo-gauchisme se situe ; je cite : « entre la haine de soi, un dogmatisme marxisant éculé, et le lucratif lobbying en faveur de l’Arabie saoudite et du Qatar. » C’est que la gauche a abandonné la nation, celle de Valmy, alors qu’elle était son héritage et qu’elle s’est trouvée un nouveau prolétariat : une classe ethnique et religieuse c’est-à-dire les musulmans. Pour Frédéric Encel, le thème de l’islamophobie ne sert que les partis extrêmes et provoque une déstabilisation générale du pays.

Or l’analyse impose de revenir « au cœur du trouble » selon les mots d’Yves Lacoste généré par le déséquilibre de l’immigration postcoloniale. Il nous est ainsi rappelé que les premières émeutes eurent lieu en 1981 à Lyon et les premiers attentats en 1995 qui sonnent comme une répercussion de la guerre civile algérienne qui sévit depuis 1992. Afghanistan, Koweït, Fils Algérien autant d’ingrédients qui déclenchent, affirme l’auteur, une véritable guerre qui ont bien quelque chose à voir avec l’Islam même si des personnalités françaises disent l’inverse. Yves Lacoste insiste : même le géographe musulman du Moyen âge, Ibn Khaldoun, nous apprend que l’ « État islamique » cherche à provoquer la guerre civile.

Dans le chapitre qui suit, « l’islamisme contre la nation », Frédéric Encel relève les ressorts de la haine des islamistes contre la nation. Les raisons sont multiples : contre la révolution, les femmes, les juifs, le plaisir et la nation car pour les frères musulmans cette idée s’opposent à la seule communauté qui tienne : l’ouma  qui réunit tous les musulmans. Yves Lacoste analyse l’ampleur des questions migratoires dont les nouvelles dimensions obligent la France à penser la question géopolitique en interne ? Une telle complexité invite à retracer l’histoire particulière de chaque phénomène pour le traiter à la racine car, nous rappelle t-il dans un autre chapitre, la conquête de l’Algérie et ses suites reste un cas tout à fait exceptionnel.

Or l’analyse caricaturale de la situation par une certaine partie de la classe politique française ne peut qu’éloigner des solutions les plus efficaces. Car ni l’antiaméricanisme, la lutte contre le sionisme ou l’accusation d’un néocolonialisme ne serviront la cause d’une paix durable. Non plus d’ailleurs que des alternatives à la nation dit Frédéric Encel ; quelles soient tribales, claniques, régionales ou, au contraire, supranationales sur le mode politique ou confessionnel.

Réfléchir au destin de la nation pour Yves Lacoste ; en parlant de la nation, en apprenant l’histoire autrement, en favorisant l’apprentissage de l’arabe qui permettrait à la seconde et troisième génération des immigrés d’être des relais, un peu à la manière de la diaspora huguenote, entre deux cultures et de s’intégrer en République : voilà des pistes. Car là se trouve un des points de stabilité, affirme Frédéric Encel, de la nation. Le divorce définitif de la France avec la royauté assure donc l’avenir dans une République nationale et une nation républicaine. Celle-ci s’est construite dans une succession de rivalités de pouvoirs sur les territoires de notre espace : tension entre pouvoir et église, entre bourgeoisie et noblesse. À l’heure des tensions sociales, d’une situation géopolitique dangereuse et de l’obsession islamiste, il reste à faire aimer la France : sa langue, ses vins, sa culture. Il reste à défendre nos valeurs ! Aux yeux de Frédéric Encel, l’école doit reprendre sa place, l’histoire apaiser la mauvaise conscience. Cela suffira t-il ? Certainement pas ! Il faudra ajouter « surveiller et punir » les extrémistes, restaurer la conscription ou mettre en place une garde nationale.

Géopolitique de la Nation France, vous l’avez compris, se lit bien, se lit vite. Pensée déroulée avec aisance ; arguments efficaces, clairs et rapides qui donnent à l’ouvrage une tonalité agréable qui en ferait presque un livre de détente si le sujet n’était pas aussi sérieux.

 Géopolitique de la Nation France  se lit de gauche à droite et de droite à gauche. À rebours du discours politiquement correct, les deux auteurs ne mâchent pas leur mot pour avertir du danger qui guette une France, et un Occident au final, très affaibli.

Géopolitique de la Nation France se lit en éveil car les attaques au vitriol contre une classe intellectuelle largement « enfumée » scandent les chapitres et maintiennent le lecteur en tension permanente. Comme pour mieux lui rappeler l’urgence de la situation, l’urgence d’un discours vrai.

Merci à Frédéric Encel et Yves Lacoste pour ce livre courageux ; courage, au fond, qui a été, en d’autres temps, la vraie marque des intellectuels, n’est-ce pas ?

FB


08/02/2017

Commentaires (0) |
|
|

Echapper au purgatoire! La figure du voleur de paradis ou les voies du salut du moyen-âge à la Réforme

Samedi 25 février 2017 à 20h30 dans la Chapelle du Luxembourg, 58 rue Madame, Paris

téléchargement (3)

Vertige théologique pour les penseurs catholiques médiévaux, la figure du bon larron est, au contraire, une aubaine pour les futurs réformateurs. Il incarne cette formidable secousse que va constituer l'annonce du salut par la foi seule chère à Luther et à Calvin. Cette simplicité évangélique brise le lourd édifice subtil et ouvre la voie de la liberté puisée dans l'évangile. 

Mme Klapisch-Zuber, directrice d'études honoraire à l'Ecole des hautes études en sciences sociales,

Bernard Cottret, membre de l'institut. 

En partenariat avec la Société de l'Histoire du Protestantisme Français. 


27/01/2017

Commentaires (0) |
|
|

La question des œuvres protestantes dans la prédication des XVIIIème et XIXème siècles

Le Vendredi 13 janvier 2017 à 18h30 dans l’amphithéâtre de la médiathèque d'Alès

Celine_Borello

Nous recevrons Céline Borello, professeur d'histoire moderne à l'Université du Maine.

Dans le protestantisme, les œuvres ne sont pas garantes de salut comme dans le catholicisme mais elles demeurent un prolongement de la foi, de l'application de l'amour du prochain et de la reconnaissance envers Dieu. Au cœur de cette action qui mobilise théoriquement toute une communauté, l'impulsion de certains, au premier plan desquels les pasteurs, paraît décisive. Comment convaincre les fidèles de la nécessité à s'engager dans le service des plus humbles? La prédication, clandestine ou légale, des XVIIIe et XIXe siècles se révèle un moyen important pour mobiliser l'ensemble des croyants afin d'entourer les malades, pour offrir assistance et secours aux plus faibles ou encore développer l'éducation envers les plus défavorisés.  


05/01/2017

Commentaires (0) |
|
|

"L’ÉBRANLEMENT NATIONAL ET LAÏQUE AUJOURD'HUI OU L'APPEL IMPÉRATIF D'UN RETOUR A L'HISTOIRE?"

Mardi 24 janvier  2017, 19h30, aux salons Aguado, 6 rue Drouot, à Paris (Mairie du IXème arrondissement)

Conférence de Patrick Cabanel* et Frédéric Encel**

patrick_cabanel_et_frederic_encel

Dans cette Période troublée, les voix sont nombreuses pour appeler à un retour aux fondamentaux de notre nation. Comme si redécouvrir les racines historiques de la laïcité et de la nation suffiraient à nous sortir de l'épreuve. L'histoire salvatrice? Entre ignorance et instrumentalisation, il est urgent de savoir quelle place donner à ce retour vers le passé pour dessiner un avenir sûr!

*Patrick Cabanel, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études

**Frédéric Encel, maître de conférences HDR à Sciences Po Paris. 


05/01/2017

Commentaires (0) |
|
|



Top Ventes

Multimédia


Patrick Cabanel - Entourer, Réchauffer, soutenir et sauver : La CIMADE

Marc Lienhard - Luther en son temps et pour notre temps

Gabrielle Cadier-Rey - Le journal d'Eugénie Bost
1146